Ardennes, Sedan, Charleville-Mézières, Ardennes, tourisme, vacances, Ardenne, Sedan, Ardennes, tourisme, vacances, Rimbaud, CSSA, Ardennes, tourisme, vacances, marionnette, sedanais, Ardennes, tourisme, vacances, gonzague, revin, montherme, Ardennes, tourisme, vacances, rethel, place ducale, Ardennes, tourisme, vacances, arduina, bazeilles, Ardennes, tourisme, vacances, ardoise, meuse, bairon, Ardennes, tourisme, vacances, vieilles forges, mouzon, Ardennes, tourisme, vacances, rimogne, haybes, Ardennes, tourisme, vacances, fumay, ecaille, Ardennes, tourisme, vacances, derniere cartouche, chateau sedan, Ardennes, tourisme, vacances, dugauguez, la horgne, ardennais, Ardennes, tourisme, vacances, semoy, belgique, Ardennes, tourisme, vacances, la marck, tour d'auvergne, Ardennes, tourisme, vacances, aymont, Ardennes, tourisme, vacances
Les-Ardennes.Net © - Vous êtes ici > accueil > decouverte > ardoise

L'ardoise en Ardenne

Historique
La présence d'importants affleurements de schiste dans les Ardennes a conduit l'homme à exploiter cette matière naturelle offerte par la nature. Les découvertes du Dr Rozoy au Roc la Tour (Monthermé) et de Jean Pierre Lémant attestent de l'utilisation de l'ardoise de la préhistoire à l'époque romaine, dans un premier temps comme support d'écriture ou gravure puis pour la couverture des demeures romaines.

Ce n'est qu'après la période des invasions et avec l'avènement de grands ordres monastiques (bénédictins, cisterciens et prémontrés) au XII éme siècle qu'à repris l'exploitation de l'Ardoise dans le département dans un premier temps afin de permettre aux moines de couvrir leurs immenses constructions.. Puis ils se sont naturellement lancés dans le commerce. ll ne reste hélas que peu de traces des majestueuxédifices de cette époque (Signy l'Abbaye, Bonnefontaine, Laval-Dieu, Sept-Fontaines..)

Exploitation
L'ardoise en Ardenne © Les-Ardennes.Net : le site portail 100% Ardennes. Reproduction interdite.

En raison de l'absence de moyens efficaces, l'exploitation s'est cantonnée, dans un premier temps, à une extraction à ciel ouvert. Les premières recherches souterraines en ont été la suite logique : les mineurs ont suivi l'inclinaison de la veine ardoisière qui les a guidés dans les profondeurs des bassins ardoisiers de Fumay-Haybes, Monthermé-Deville et de Rimogne vers le 16ème ou le 17ème siècle.

Organisation
Les ardoisiers étaient constitués en deux équipes, ceux du haut et ceux d'en bas. Les premiers tiraient partie de la pierre remontée par les mineurs. Pour abattre la pierre, les hommes du fond utilisaient deux techniques : en remontant ou en abaissant , soit en partant de la base de la veine soit en partant de son sommet. La première phase, le crabotage, consistait à effectuer une large entaille sur le devant et sur l'arrière de la roche que l'on souhaitait abattre. L'opération s'effectuait autrefois au pic et plus récemment à l'aide de marteaux piqueurs.

Selon la technique utilisée, on "levait" la roche (technique en remontant) ou on la faisait tomber grâce à l'utilisation d'explosifs (technique en abaissant). La roche était ensuite réduite en morceaux de dimensions plus modestes afin de permettre son transport par wagonnets ou tout simplement à dos d'hommes le longs de longues échelles dans la quasi obscurité. Il était fréquent de voir des porteurs remonter des morceaux de roche de 60kg avec le seul soutien d'un seul petit morceau de tissu appelé "bassat".

La roche ainsi remontée était orientée vers les baraques en surface afin d'être débitée selon l'utilisation que l'on souhaitait en faire (opus, ardoises.etc..). Les fendeurs débitaient les blocs coincés entre leurs jambes en fines feuilles et qui étaient orientées vers les découpoirs et les broyes pour leur donner la forme de l'ardoise souhaitée. Ce façonnage s'effectuait sans tarder afin de permettre aux blocs remontés de conserver leurs qualités naturelles et surtout leur eau du fond.
Les-Ardennes © - Page générée en 0.018 secondes